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triangle noir déscendant

Auditorium - Orchestre National de Lyon

 
Noir90

Septembre

YANN TIERSEN

23/09/2019 - 20h

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Portrait de Renaud Capuçon
©
Renaud Capuçon © Paolo Roversi

Entretien avec Renaud Capuçon

— Quelle est votre histoire avec l’Orchestre national de Lyon ?
— R. C. : J’ai joué pour la première fois avec l’ONL en 1998… cela fait donc exactement vingt ans ! C’est déjà loin et pourtant encore très proche dans mon esprit. Je me souviens parfaitement de ce concert, c’était au Festival Berlioz de La Côte-Saint-André, dans le Concerto de Beethoven. J’ai tout de suite été impressionné par le niveau de l’orchestre évidemment, mais j’ai aussi été frappé par la cohésion et la sympathie de ce groupe de musiciens. Depuis lors, nous avons joué ensemble quasiment tous les deux ans et je conserve ce sentiment. Pour être franc, l’ONL a été mon premier et plus grand «supporter» parmi les orchestres français ! Le public lyonnais m’a aussi toujours très bien accueilli et c’est important, c’est une chose que l’on sent sur scène.

— Vous avez grandi à Chambéry, est-ce qu’il vous arrivait d’aller écouter l’ONL dans votre enfance ?
— R. C. : Pas à Lyon, mais je l’ai souvent entendu à Chambéry puisqu’il venait régulièrement se produire à l’Espace Malraux. J’ai aussi un excellent souvenir d’un concert à Berlin, où j’étudiais. C’était en 1995/1996, l’ONL était venu avec Gil Shaham jouer le Concerto pour violon de Korngold et le Concerto pour orchestre de Bartók, sous la direction d’Emmanuel Krivine. C’était absolument magnifique !

— Bartók, Bach, Beethoven, Brahms… Les programmes que vous avez choisis pour cette saison comme artiste associé mettent à l’honneur les compositeurs en B !
— R. C. : C’est drôle, en effet ! Il s’agit évidemment d’un hasard, mais ce sont des compositeurs phares dans ma vie de musicien et il y a pour moi quelque chose d’organique à les jouer. Je chéris Bach et Brahms depuis toujours. J’ai joué toute la musique de chambre de Brahms il y a une quinzaine d’années, ce qui m’a permis d’aborder différemment le Concerto, que je suis ravi de jouer ici avec Leonard Slatkin. Je me réjouis également de travailler en formation réduite, comme soliste et leader, dans les concertos de Bach et les Métamorphoses de Richard Strauss. Quant au Second Concerto de Bartók – que je viens d’enregistrer ! – c’est vraiment une oeuvre qui me tient à coeur.

— Pouvez-vous nous parler du pianiste David Fray, avec qui vous allez jouer trois sonates de Bach et la Sonate «à Kreutzer» de Beethoven ?
— R. C. : David est un pianiste singulier, particulier, exceptionnel ! Je l’ai découvert par l’un de ses disques et j’ai rapidement eu envie de jouer avec lui ces merveilleuses sonates de Bach, que nous avons enregistrées. J’adore apprendre avec mes partenaires de musique de chambre et, durant le travail, David m’a beaucoup apporté, j’ai vraiment écouté ce qu’il avait à me dire.

— Depuis votre premier concert avec l’ONL il y a vingt ans, vous avez joué de très nombreuses oeuvres, avec de nombreux chefs différents un peu partout dans le monde… Quels sont aujourd’hui vos objectifs ?
— R. C. : Je ne suis pas dans une compétition où il faudrait avoir tout joué avec tout le monde. Il me reste beaucoup à découvrir, mais mon moteur est toujours le même : faire de la musique avec des gens que j’aime. Mon histoire avec l’ONL en est le parfait exemple : je viens jouer avec des musiciens que j’aime, avec lesquels je suis heureux de partager la musique. C’est très important : le bonheur de faire de la musique ! Et aussi bien sûr le plaisir de découvrir d’autres orchestres, de nouveaux répertoires… Dans vingt-cinq ans, j’aurai le même discours ! Si un jour je dis «J’ai terminé, j’ai fait le tour, je suis génial», alors je ne serai plus tout intéressant !

— Vous avez souvent travaillé avec Leonard Slatkin. Comment le percevez-vous ?
— R. C. : C’est un chef qui a une intelligence du texte, de la partition, avant même de commencer à travailler. Il a une telle musicalité naturelle que l’on sait que l’on va être à l’aise et pouvoir partager les choses, réaliser avec lui presque un travail de musique de chambre. Pour moi, cette proximité est essentielle dans le rapport avec un chef d’orchestre. Leonard a cela et il reste très simple alors qu’il est doté d’une intelligence rare !

PROPOS RECUEILLIS
PAR CHRISTIAN THOMPSON ET CHLOË CAMBRELING

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