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triangle noir déscendant

Auditorium - Orchestre National de Lyon

 
Décembre 2017
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L'orgue
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© Claire Delamarche

Restauration

« Aller chercher l’esprit qui dormait dans la matière… » Telle est la mission que s’est fixée Michel Gaillard en acceptant de prendre en charge la restauration de l’orgue de l’Auditorium.

Un défi de taille

Fruit d’une triple histoire (la construction au palais du Trocadéro par Aristide Cavaillé-Coll, la transformation au palais de Chaillot par Victor Gonzalez, l’installation à l’Auditorium par Georges Danion), cet instrument historique pouvait sembler disparate. Il péchait surtout par des couleurs affadies pour certaines, aigries pour d’autres, répondant au goût qui prévalait à l’époque du transfert à Lyon.

Une démarche avant tout patrimoniale

Il fallait rendre aux tuyaux de Cavaillé-Coll et de Gonzalez leurs caractéristiques physiques, et retrouver ainsi les couleurs qui avaient été nivelées dans la recherche d’un « orgue à tout faire ». Rallonge des tuyaux coupés, travail de chirurgien sur les biseaux des jeux à bouche et les noyaux des jeux d’anches, surélévation de trois sommiers, ajout de jeux nouveaux ont permis de ressusciter la poésie et la variété qui s’étaient perdues.

Caractère et poésie retrouvés

L’orgue dispose à présent de registres aux caractères affirmés, qui permettent d’aborder des répertoires a priori antagonistes (orgue classique ou symphonique français, orgue baroque ou romantique allemand, musique contemporaine, improvisation) tout en présentant un ensemble parfaitement cohérent. L’orgue a considérablement gagné en définition, en précision, en éloquence… et en âme.

Cette réussite sonore n’aurait pas été possible sans une remise à niveau minutieuse de tous les éléments techniques et sonores : débosselage, nettoyage et restauration des quelque 6500 tuyaux, nettoyage, réfection et fiabilisation du vent, des circuits électriques et électroniques (notamment dans la console), aménagement de planchers d’accord et d’accès pour l’entretien…

Le projet

Le montant de la restauration s’élève à quelque 240 000 euros hors taxes, financés pour deux tiers environ par la Ville de Lyon, propriétaire de l’instrument, et pour le tiers restant sur les fonds propre de l’Auditorium-Orchestre national de Lyon.

Plus de cinq ans de démarches administratives et de discussions, et environ six mois de travaux auront été nécessaires pour mener à bien ce projet monumental. Mais le résultat est là : notre orgue, votre orgue résonne avec la splendeur des premiers jours, fier d’une histoire légendaire et plus que centenaire, et promis à un avenir non moins glorieux.

Claire Delamarche

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