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Notes de programme

La Femme et le Pantin

Di. 18 oct. 2020

Générique détaillé

Jacques de Baroncelli

La Femme et le Pantin
France, 1928, noir & blanc, muet, format 1.33 [1h55]

Réalisation et scénario : Jacques de Baroncelli, d’après le roman éponyme de Pierre Louÿs et la pièce de Pierre Frondaie

Distribution : Conchita Montenegro (Conchita Perez), Raymond Destac (Don Mateo Diaz), Andrée Canti (la Mère de Conchita), Henri Lévêque (André Stévenol), Jean Dalbe (Morenito), Raoul Lagneau (l’Ami de Don Mateo Diaz)

Paul Goussot, accompagnement improvisé à l’orgue

Avec le soutien de la Sacem.

Le film

Années 1920. Alors que son train en route vers Séville est bloqué par la neige, Don Mateo Diaz (Raymond Destac), un riche séducteur, trompe son ennui en se promenant de wagon en wagon. Arrivé en troisième classe, il s’interpose dans une bagarre qui oppose deux femmes, parmi lesquelles la fougueuse Conchita Perez (Conchita Montenegro). Lorsqu’ils se retrouvent quelques mois plus tard, Conchita ne cesse de faire languir Don Mateo.

Plusieurs cinéastes ont été inspirés par le roman de Pierre Louÿs La Femme et le Pantin : Reginald Barker (1920), Jacques de Baroncelli (1929), Josef von Sternberg (1935), Julien Duvivier (1958), Luis Buñuel (Cet obscur objet du désir, 1977). Le récit originel est inspiré d’un tableau de Goya, El pelele, représentant quatre Espagnoles en tenue traditionnelle qui font sauter dans un drap un pantin de la taille d’un homme.

Avec ce film, Jacques de Baroncelli signe une adaptation troublante et sensuelle, qui doit beaucoup à son actrice principale, Conchita Montenegro, que le cinéaste a découverte dans un spectacle de flamenco à Montmartre. Celle-ci interprète une jeune femme ingénue et perverse, qui prendra sa revanche sociale face à un homme persuadé de pouvoir tout posséder grâce à sa fortune. En se dérobant à lui, elle en fait l’esclave de son désir et acquiert ainsi une forme de pouvoir. 

Les scènes d’intérieur sont tournées à Joinville, où l’équipe reconstitue le monumental palais de Don Mateo ; les extérieurs sont filmés à Cadix et Séville. Louis Chaix, le chef opérateur, se serait essayé au procédé couleur Keller-Dorian. Pourtant, le film serait bel et bien en noir et blanc, et les essais tournés évoqués par la presse pendant le tournage n’ont jamais été retrouvés. 

«Tout d’abord, on demeure à plusieurs reprises fasciné par l’intelligence avec laquelle le cinéaste a su tirer parti de ce qui est l’essence même du roman : la fascination pour des corps qui se dévoilent et se dérobent, qui s’offrent pour mieux se refuser aussitôt. […]. L’autre aspect qui frappe à la vision de l’œuvre, c’est son éminente modernité : modernité des cadrages et du rythme rapide du montage, mais aussi et surtout modernité du physique et du jeu de Conchita Montenegro, dépouillée de toute emphase qui date trop souvent les films muets.» (Bernard Bastide, Positif n° 421, mars 1996)

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