Ouverture des réservations 2026/2027
Jeudi 21 mai à 11h : abonnements du Chef, Libre et Jeune Public.
Mardi 23 juin à 11h : billets à l’unité, Pass mélomane et moins de 28 ans.
Mercredi 1er juillet à 11h : ateliers sonores.
Aujourd’hui, on ne se demande plus, comme Françoise Sagan, si l’on aime Brahms ou non. Aux mains de Bruch et de Zemlinsky, la clarinette nous révèle son influence sur tout un pan de la musique de chambre allemande.
Programme
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Johannes Brahms
Trio pour clarinette, violoncelle et piano en la mineur, op. 114
23 min -
Alexander von Zemlinsky
Trio pour clarinette, violoncelle et piano en ré mineur, op. 3
27 min -
Max Bruch
Huit Pièces op. 83 (extraits)
11 min
Distribution
«Oh, si seulement nous avions des clarinettes [à Salzbourg] !», écrivait Mozart à son père en 1777. Il aura suffi de quelques virtuoses pour que la clarinette s’impose partout en Allemagne. En plein doute, Brahms s’est ainsi enthousiasmé pour le jeu de Richard Mühlfeld et a retrouvé aussitôt l’inspiration. Accents trépidants et lyrisme nostalgique en disent long sur ses états d’âme. Quant à Max Bruch, il a conçu ses Huit Pièces en 1910 pour son propre fils, un instrumentiste de renom. Grand admirateur de Brahms, il y fait preuve d’un romantisme tout aussi intense, avec un envoûtant «Chant de nuit» et une «Mélodie roumaine» inspirée par sa «très chère princesse zu Wied». Et c’est la même influence qu’on reconnaît dans le trio de jeunesse de Zemlinsky, destiné à un concours dont le jury était présidé par Brahms lui-même. Bien qu’elle n’ait été récompensée que par un troisième prix, cette pièce a été publiée grâce au maître de Hambourg, qui en avait recommandé l’auteur.
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