Ouverture des réservations 2026/2027
Jeudi 21 mai à 11h : abonnements du Chef, Libre et Jeune Public.
Mardi 23 juin à 11h : billets à l’unité, Pass mélomane et moins de 28 ans.
Mercredi 1er juillet à 11h : ateliers sonores.
«Le ciel est beau, et mon cœur est triste» : adressés par Chopin à son compatriote Julian Fontana aussitôt après l’achèvement de la Fantaisie, ces quelques mots sonnent comme une promesse : sous les doigts de Nelson Goerner, nostalgie et douleur seront synonymes d’un troublant bonheur.
Programme
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Frédéric Chopin
Fantaisie en fa mineur, op. 49
12 min -
Frédéric Chopin
Berceuse en ré bémol majeur, op. 57
5 min -
Frédéric Chopin
Sonate n° 2, en mi bémol majeur, op. 35
22 min -
Franz Schubert
Sonate n° 19, en do mineur, D 958
31 min
Distribution
Il y a bientôt vingt ans, lors d’une invitation au Festival de Verbier, Nelson Goerner racontait comment Martha Argerich lui avait insufflé l’envie d’explorer un répertoire romantique «qu’elle joue comme personne». Sous ses propres doigts, les harmonies de Chopin se découvrent des teintes inédites. Dans un mélange d’angoisse et d’espoir, la musique paraît se nourrir des sautes d’humeur d’un compositeur fort et fragile à la fois. La Berceuse est un véritable paradoxe avec sa partie de main gauche d’une rigoureuse stabilité, sa partie de main droite aspirant à la liberté. Dans la Deuxième Sonate, l’illustre «Marche funèbre» atteint le comble de la douleur avant le tourbillon final. Quant à Schubert, Nelson Goerner aime rappeler qu’il le tient en vénération depuis l’enfance, mais ne l’a vraiment abordé qu’après Chopin. «Il faut plus de temps pour saisir son originalité», explique l’interprète. Nulle marche terrifiante mais un adagio à la tranquillité de cimetière, et une conclusion faussement joyeuse qui sonne comme une danse macabre.
Nelson Goerner © Marco Borggreve