Pour cette seconde session de l’année 2026, l’Orchestre de la Part-Dieu s’attaque à une montagne du répertoire symphonique : la Première Symphonie de Gustav Mahler, la si bien nommée «Titan».
Programme
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Richard Wagner
Prélude de l’acte I de Lohengrin
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Gustav Mahler
Symphonie n°1, en ré majeur, «Titan»
Distribution
On associe au nom de Wagner des sonorités puissantes et cuivrées, mais le prélude de Lohengrin montre un visage de douceur et de frémissements. Il faut bien cela avant d’affronter le monument qui suit, qui ne craint ni les grandes envolées ni les décibels. Le gigantesque effectif de la Première Symphonie de Gustav Mahler est un redoutable exercice en soi, l’œuvre entière est remarquable par sa difficulté technique et son incroyable univers. Mal comprise à sa création, voire conspuée, cette Première Symphonie est aujourd’hui solidement installée dans les programmations de tous les orchestres symphoniques à travers le monde. Découpée classiquement en quatre mouvements, elle débute «comme un bruit de nature» dont émane une fanfare qui irradie tout le premier mouvement. Le deuxième mouvement déroule ses thèmes dans un scherzo animé alors que le troisième mouvement, sorte de longue marche funèbre, débute par le célèbre Frère Jacques, dans le mode mineur. Le dernier mouvement est incroyablement tumultueux et dramatique. En se confrontant à cette œuvre sous la baguette de Philippe Péatier, l’Orchestre de la Part-Dieu signera déjà, à n’en point douter, un tournant majeur de son histoire naissante.