Au-delà des nombreux concerts qu’il donne à l’Auditorium, l’Orchestre national de Lyon et ses musiciens rayonneront sur de grandes scènes nationales et à l’étranger, tout en maintenant une présence dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Programme
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Franz Schubert
Notturno en mi bémol majeur, D 897
10 min -
Piotr Ilyitch Tchaïkovski
Trio en la mineur, op. 50
45 min
Distribution
Le Notturno de Schubert est un délicat dialogue des cordes et du piano, le Trio de Tchaïkovski un impressionnant monument élevé «à la mémoire d’un grand artiste». La nuit et l’élégie nous plongent dans l’imaginaire romantique le plus émouvant.
Si l’on s’accorde à voir en Haydn l’inventeur du trio avec piano, la formation trouve son origine dans les sonates pour violon avec accompagnement de basse continue, dont l’instrument à clavier et la basse se seraient émancipés pour ne plus se limiter aux seconds rôles. Sans bénéficier de l’homogénéité du quatuor à cordes, le trio favorise donc de nouvelles formes de dialogue où chaque instrument joue sa propre partition. Simple mouvement initialement destiné à une œuvre plus grande, le Notturno de Schubert en est un merveilleux exemple. Si le titre n’est pas de Schubert lui-même, sa mélodie de piano et ses pizzicati de cordes ont toute la nostalgie d’une sérénade accompagnée de guitare. Tchaïkovski, quant à lui, reprochait à cette combinaison le déséquilibre de ses timbres. Il ne s’y est consacré que pour satisfaire une riche mécène et les musiciens de sa maison. La mort de son ami Nikolaï Rubinstein, fondateur du Conservatoire de Moscou, lui a alors inspiré une somptueuse partition. Thème élégiaque, variations, finale et coda retracent la vie du disparu, rappellent les berceuses de l’enfance, la légèreté de la jeunesse, les premières valses et les fugues sérieuses du pédagogue, jusqu’à trouver l’apaisement.
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© Fred Mortagne