Aller au contenu principal

Notes de programme

Beethoven, L’Archiduc

mar. 29 sept. 2026

Programme détaillé

Joseph Haydn (1732-1809)
Trio n° 39, en sol majeur, Hob.XV.25

I. Andante
II. Poco adagio, cantabile
III. Rondo all’ongarese : Presto

[14 min]

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Trio n° 7, en si bémol majeur, op. 97, «Archiduc»

I. Allegro moderato
II. Scherzo : Allegro
III. Andante cantabile, ma però con moto
IV. Allegro moderato

[42 min]

 

Concert sans entracte.

Distribution

Musiciens de l’ONL :

Giovanni Radivo violon
Édouard Sapey-Triomphe violoncelle
Pierre Thibout piano

Introduction

Le trio pour piano et cordes est un des alliages les plus difficiles, exigeant une hiérarchisation et un équilibrage subtil des rôles. Garant de la plénitude harmonique, le clavier apporte une précieuse diversification des timbres, mais il ne doit pas se montrer dominant face aux deux instruments à cordes. Avec Haydn, violon et piano se partagent le premier rôle tout au long du premier mouvement, qui combine habilement une forme à variations et un rondo. Cantabile, le mouvement central joue sur la corde sensible, avec sa superbe mélodie de violon centrale. Le finale «à la hongroise» entraîne l’auditeur dans une danse tsigane aux rythmes aussi changeants qu’ensorcelants. Haydn a probablement composé ce trio lors de son second séjour en Angleterre, du 4 février 1794 au 15 août 1795, comme l’ensemble des Trios Hob.XV nos 18 à 26. Les Trios nos 24 à 26 furent publiés à Londres en octobre 1795 et dédiés à Rebecca Schroeter, une élève londonienne avec laquelle le compositeur autrichien s’était lié d’amitié. Achevé en mars 1811, le Trio «L’Archiduc» vit le jour dans une période où Beethoven multipliait les succès – le plus récent étant la première acclamée de l’œuvre pour orchestre La Bataille de Wellington. La relation entre Beethoven et l’archiduc Rodolphe, plus jeune fils de l’empereur Léopold II d’Autriche, connaissait alors des tensions, mais le compositeur était redevable à son mécène de son soutien financier indéfectible, raison pour laquelle il continua de lui dédier des œuvres. Le piano acquiert ici une indépendance et une puissance nouvelles, ce qui confère à la partition une ampleur parfois presque symphonique. Une reprise quelques jours plus tard constitua sa dernière apparition publique comme pianiste.

Texte : Auditorium-Orchestre national de Lyon

Notre partenaire

Vous aimerez aussi