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Notes de programme

Mozart / Smetana

mar. 6 oct. 2026

Programme détaillé

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Quatuor à cordes n° 14, en sol majeur, KV 387

I. Allegro vivace assai
II. Menuetto : Allegro – Trio – Menuetto da capo sans reprises
III. Andante cantabile
IV. Molto allegro

[28 min]

Bedřich Smetana (1824-1884)
Quatuor à cordes n° 1, en mi mineur, «De ma vie»

I. Allegro vivo appassionato
II. Allegro moderato alla polka
III. Largo sostenuto
IV. Vivace

[29 min]

 

Concert sans entracte.

Distribution

Musicienne et musiciens de l’ONL :

Aurianne Philippe violon
Florent Souvignet-Kowalski violon
Marc‐Antoine Bier alto
Nicolas Hartmann violoncelle

Introduction

Mozart compose son Quatorzième Quatuor en 1782, à l’âge de 26 ans, à une période charnière de sa vie. Installé à Vienne depuis l’année précédente, il y opère une mue profonde dans son écriture, avec des œuvres aussi cruciales dans son développement artistique que l’opéra L’Enlèvement au sérail, la Sonate pour piano en la majeur, KV 331 (que conclut l’illustre « Marche turque »), plusieurs sonates pour violon et piano et la Messe en ut mineur. Cette année 1782 est aussi celle de son mariage avec Constanze Weber. Le Quatuor KV 387 se distingue par son équilibre parfait entre les quatre voix, sa complexité contrapuntique, notamment dans le finale fugué, et l’intégration subtile d’éléments dramatiques, qualités qui annoncent déjà les grandes chefs-d’œuvre de sa pleine maturité. En intitulant «De ma vie» son premier quatuor, composé en 1876 alors qu’il désormais frappé d’une surdité totale, Smetana nous indique que cette partition est délibérément autobiographique. Le premier mouvement évoque sa jeunesse et son amour de la musique. Le deuxième est un hommage joyeux à la culture populaire tchèque et aux bals de sa jeunesse. Le troisième, empreint de tendresse et mélancolie, fait écho à sa rencontre avec celle qui deviendra sa première épouse, Katharina, morte prématurément. Enfin, le finale débute dans l'allégresse de la reconnaissance artistique avant que surgisse un mi aigu strident au premier violon, représentation de l’acouphène dévastateur qui précéda sa surdité complète. Le mouvement s’achève dans la résignation. Pour porter la voix intime de ces deux compositeurs, nous retrouvons le quatuor de musiciens et musicienne qui nous a fait vibrer en octobre 2025 dans le Quatuor «La Jeune Fille et la Mort» de Schubert et s’est pérennisé pour notre plus grand bonheur.

Texte : Auditorium-Orchestre national de Lyon

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