Ouverture des réservations 2026/2027
Jeudi 21 mai à 11h : abonnements du Chef, Libre et Jeune Public.
Mardi 23 juin à 11h : billets à l’unité, Pass mélomane et moins de 28 ans.
Mercredi 1er juillet à 11h : ateliers sonores.
Directrice musicale de l’Opéra de San Francisco depuis 2021, Eun Sun Kim a été la première femme coréenne à diriger l’Orchestre symphonique de Berlin. Son programme témoigne de la dévotion que portaient à Brahms les compositeurs de la seconde école de Vienne.
Programme
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Anton Webern
Im Sommerwind
12 min -
Alban Berg
Sieben frühe Lieder
18 min -
Johannes Brahms
Quatuor avec piano n° 1, en sol mineur, op. 25 (orchestration d’Arnold Schönberg)
43 min
Distribution
De la musique de Brahms, Schönberg appréciait «l’économie conciliée avec l’abondance». Il orchestra ce quatuor, qu’il aimait profondément, parce qu’il regrettait que les pianistes y couvrent souvent les cordes. Il en éclaircit le contrepoint foisonnant tout en restant fidèle à la pensée de l’auteur, faisant de la pièce une véritable Cinquième Symphonie de Brahms. Les deux autres pièces de ce programme, œuvres de jeunesse, traduisent elles aussi la dévotion de Webern et Berg à Brahms, avant qu’ils prennent sous l’influence de Schönberg le chemin de la modernité. Le Vent d’été qui souffle chez Webern est des plus capiteux ; le compositeur de 20 ans sous-titra «idylle» cette page qui frissonne de bonheur. Quant aux Sieben frühe Lieder [Sept Lieder de jeunesse], Berg y choisit sept poètes différents (parmi lesquels Nikolaus Lenau et Rainer Maria Rilke) pour chanter son amour à Helene, qu’il vient d’épouser. Ces mélodies avec piano seront plus tard orchestrées, formant l’un des plus beaux cycles de lieder orchestraux avec les Wesendonck-Lieder de Wagner, Le Chant de la terre de Mahler ou les Quatre Derniers Lieder de Richard Strauss.
Eun Sun Kim © Kim Tae-Hwan