Au-delà des nombreux concerts qu’il donne à l’Auditorium, l’Orchestre national de Lyon et ses musiciens rayonneront sur de grandes scènes nationales et à l’étranger, tout en maintenant une présence dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Programme
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Wolfgang Amadeus Mozart
Concerto pour piano n° 25, en do majeur, KV 503
30 min -
Dmitri Chostakovitch
Symphonie n° 7, en do majeur, op. 60, «Leningrad»
1h10
Distribution
En citant la Veuve joyeuse de Lehár puis le V de la victoire selon le code morse, la Septième Symphonie de Chostakovitch raconte les souffrances de la guerre et célèbre ses héros. Le Vingt-cinquième Concerto de Mozart nous fait rêver d’un monde meilleur.
Une ville non seulement accueille la musique, mais peut même la transformer. «Mes Pragois me comprennent», aurait dit Mozart. Qu’il ait ou non prononcé cette phrase, les habitants l’ont chaleureusement accueilli à une époque où le public volage de Vienne semblait se lasser. Entre la reprise triomphale des Noces de Figaro et la création de La Clémence de Titus à l’occasion du couronnement de Léopold II, Mozart a notamment offert aux Pragois Don Giovanni, une symphonie et un concerto pour piano. Ce dernier rappelle combien le compositeur appréciait les instrumentistes à vent de Bohême, tout en réservant au soliste la plus raffinée des partitions : l’occasion de découvrir Inon Barnatan, pianiste passionnant trop rare en France. La musique peut aussi se mettre au service de la ville. Ainsi de la Symphonie «Leningrad» de Chostakovitch, diffusée suffisamment fort, dans la cité encerclée par l’armée allemande, pour donner courage aux assiégés et miner le moral de l’occupant. Extradé, le compositeur aurait voulu continuer à se battre ; ses notes sont devenues ses armes.
© Fred Mortagne
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