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Ben Glassberg

Chef invité associé

Entretien

Seconde saison de collaboration entre l’Orchestre national de Lyon et Ben Glassberg, vainqueur du Concours international de Besançon 2017 (où il dirigeait l’ONL) et nouveau directeur musical de l’Opéra de Rouen Normandie.

  • Quel bilan dressez-vous de votre première année avec l’ONL ?
  • B. G. : J’ai eu la chance de diriger des œuvres diverses, de la symphonie Les Adieux de Haydn à la Symphonie alpestre de Strauss, et nous avons trouvé ensemble le style adapté à chacune de ces œuvres. Il y a peu d’orchestres qui savent servir un répertoire aussi varié, et notre confiance réciproque grandit à chaque concert.
     
  • Cette saison, vous dirigez les œuvres de plusieurs compositrices…
  • B. G. : J’adore la musique de Camille Pépin (née en 1990). Quant à Louise Farrenc, une des créatrices les plus originales du xixe siècle, j’ai voulu qu’elle précède le Triple Concerto de Beethoven – où brilleront des solistes de l’ONL – et la Première Symphonie de Mendelssohn. Cette symphonie me tient particulièrement à cœur : je l’ai découverte, comme timbalier, sous la direction de Roger Norrington !
     
  • Pourquoi diriger du Sibelius ?
  • B. G. : Il mérite d’être plus souvent joué en France. En Angleterre d’où je viens, il est très apprécié. Sa Deuxième Symphonie est lumineuse, contrastée, vraiment exaltante pour l’interprète comme pour l’auditeur.
     
  • Que pouvez-vous nous dire du pianiste Benjamin Grosvenor, que vous accompagnerez dans le Troisième Concerto de Beethoven ?
  • B. G. : C’est un compatriote, un grand ami, un fabuleux pianiste et un artiste avec lequel le bonheur de partager la musique est constant. L’orchestre, lui et moi allons vivre des moments intenses.

Biographie

Vainqueur du grand prix et des prix spéciaux au 55e Concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon, où l’Orchestre national de Lyon jouait l’épreuve finale, Ben Glassberg a étudié auprès de Sian Edwards à la Royal Academy of Music de Londres, après des études musicales à l’Université de Cambridge.

Invité régulier du Festival d’opéra de Glyndebourne, il y a fait ses débuts à l’été 2017 dans La Clémence de Titus, ce qui fait de lui l’un des plus jeunes chefs à avoir dirigé dans ce prestigieux festival. Il y est retourné dès l’été et l’automne 2018 pour Madame Butterfly et La Traviata : Behind the Curtain. À compter de la saison 2019/2020, il sera chef principal du Glyndebourne Tour, où sa première production sera L’Élixir d’amour.

Parmi ses apparitions récentes, citons ses débuts avec la Kammerakademie de Potsdam, l’Orchestre de chambre de Paris et l’Orchestre royal philharmonique de Londres, ainsi que La Flûte enchantée à la Monnaie de Bruxelles. En 2019, il dirige une nouvelle production de Hänsel et Gretel à l’English National Opera et fait ses débuts au Festival de Salzbourg, ainsi qu’avec l’Orchestre philharmonique de Radio France, l’Orchestre symphonique de Détroit, l’Orchestre symphonique de Saint-Pétersbourg et la Musikalische Akademie de Mannheim.

Avec l’Orchestre national des jeunes d’Écosse, Ben Glassberg a assuré la création mondiale d’une œuvre de Vikki Stone, Concerto for Comedian and Orchestra, qu’il a dirigée aux festivals de Glastonbury, Latitude et Édimbourg.

Depuis la finale du Concours international de Besançon, où l’Orchestre national de Lyon a décerné à Ben Glassberg son «coup de cœur de l’orchestre», il a eu à cœur d’accompagner le jeune chef dans l’essor de cette carrière prometteuse. Après une série de premiers concerts, il a été créé pour lui le titre de «chef invité associé», qui se traduit dans une collaboration étroite de trois saisons, depuis la saison 2019/2020.

Concerts 2020/2021