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Journées européennes du patrimoine

Guide de visite

Bienvenue !

Vous allez découvrir les coulisses et les parties techniques du bâtiment qui abrite l’Orchestre national de Lyon et ses 104 musiciens permanents.
Monolithe de béton précontraint et d’acier, l’Auditorium de Lyon impose sa silhouette au cœur du quartier de la Part-Dieu. Conçu par Charles Delfante, urbaniste et architecte en chef de la Part-Dieu, et Henri Pottier, Grand prix de Rome, l’Auditorium fut inauguré le 14 février 1975 après plus de trois ans de travaux titanesques. Au-delà de la prouesse architecturale que constitue l’édification d’un tel bâtiment, le contraste entre les boiseries de la salle et le béton brut de l’extérieur lui confère une aura particulière.

Cette salle de 2100 places fait l’unanimité en ce qui concerne son confort et le rapport idéal que sa forme de théâtre romain crée entre la scène et le public. L’installation en 1977 de l’orgue du palais de Chaillot, situé en fond de scène et protégé par deux immenses rideaux de bois, a parachevé l’aspect unique et grandiose de la salle. De 1993 à 2002, la salle et la scène ont fait l’objet d’une vaste campagne de rénovation acoustique et esthétique.

Baptisé Auditorium Maurice-Ravel à sa construction, le bâtiment bénéficie depuis 2012 du label Patrimoine du XXe siècle.

À l’aide de ce guide de visite, découvrez librement l’Auditorium et ses coulisses. Le parcours débute ici, au deuxième balcon.

DEUXIÈME BALCON

La forme de théâtre romain de l’Auditorium a été choisie par les architectes et les ingénieurs pour favoriser l’épanouissement du son de l’orchestre symphonique.
Hormis la disposition, des éléments acoustiques ont été ajoutés. Certains absorbent le son, d’autres le réfléchissent afin d’obtenir une réverbération (persistance du son dans un espace clos quand la source de celui-ci n’émet plus) confortable et agréable. Les murs de fond de salle (noirs) absorbent le son, alors que les murs latéraux et de fond de scène le réfléchissent.
Les fauteuils sont traités de manière à être relativement neutres acoustiquement. C’est à dire qu’ils réfléchissent et absorbent le son de manière équitable.
Au-dessus de la scène, plus de 480 ampoules halogènes dichroïques éclairent le plateau et les musiciens.

PASSERELLE DES POURSUITES

Après avoir gravi une volée de marches entre les parois du bâtiment qui isolent la salle des bruits extérieurs (à la manière d’un double vitrage), nous voici sur la passerelle des poursuites. Cette longue passerelle qui épouse la forme de la salle relie cour à jardin (côté droit et gauche de la scène). Quatre trappes la ponctuent, devant lesquelles sont installés des projecteurs (découpes et poursuites).
De l’autre côté, on peut voir la machinerie des rideaux qui permettent de masquer le deuxième balcon et ainsi abaisser la jauge de la salle à 1200 places. Ces rideaux n’ont aucun impact sur l’acoustique.

Toute la structure métallique qui supporte le plafond de la salle est accrochée au toit du bâtiment, dont la surface atteint 4000 m2. Sur cette structure, des tiges filetées supportent un grillage sur lequel le staff (matériau à base de plâtre) est lissé et peint en rouge sombre côté salle. Ce matériau, peu résistant, oblige les techniciens à emprunter des passages sécurisés pour accéder aux différents projecteurs.
De nombreuses gaines d’aération sont visibles. Elles distribuent l’air aspiré de l’extérieur puis traité à la chaufferie située au sous-sol, quelque 35 mètres plus bas (poussières filtrées, hygrométrie et température maîtrisées). L’air est enfin soufflé dans la salle au travers de grilles de ventilation situées notamment en dessous de chaque fauteuil !

On peut également voir énormément de câbles d’alimentation électrique. L’Auditorium compte deux réseaux électriques (basse et moyenne tension), l’un pour le bâtiment (bureaux, couloirs…) et l’autre pour la technique (équipement scénique…). Deux transformateurs de 30 000 volts alimentent ces réseaux.
Parmi les câbles figure aussi le réseau vidéo (la scène est filmée en direct pendant les répétitions et l’image est envoyée dans les bureaux afin que les équipes puissent suivre en temps réel ce qui se passe sur le plateau). Les câbles rouges sont ceux de la sécurité incendie.

DÉGAGEMENT CÔTÉ COUR

Présents côté cour et côté jardin les dégagements sont les coulisses techniques de la salle. À cour, ce sont les machinistes qui stockent les éléments qui servent à masquer le fond de scène (pendrillons noirs) lors des ciné-concerts. À jardin, c’est le domaine des électriciens.

Vous pouvez également voir le mur bleu coulissant qui sert à enfermer l’orgue afin de le protéger lorsqu’il n’est pas utilisé.
Le mur de fond de scène (composé de 2 immenses panneaux de 3,5 tonnes d’acier et de bois chacun) vient également se glisser dans les logements situés dans les dégagements afin que l’orgue apparaisse en fond de scène.

RÉGIE

Centre névralgique de la salle les soirs de concert, la régie technique est le lieu où sont prises toutes les décisions concernant le déroulement du concert : «demi salle» (salle plongée dans une semi obscurité), entrée des musiciens, du violon solo puis «noir salle» (salle plongée dans l’obscurité), entrée du chef, du soliste. C’est également d’ici que sont lancées les informations au public (dédicaces, autorisation ou non de prendre des photos…). Le régisseur est en lien étroit avec le responsable de l’accueil, qui gère les entrées du public, et avec les techniciens chargés de la lumière ou du son.
À côté de la régie se situe la zone d’attente des musiciens. Ces coulisses sont l’ultime endroit où se concentrent les artistes avant d’entrer sur scène.

SCÈNE

La scène en chêne de l’Auditorium atteint plus de 400 m2 au sol lorsque les murs de fond de scène sont ouverts.
Plusieurs praticables automatisés disposés en demi-cercle forment une partie de la scène. Ils permettent à l’orchestre, lorsqu’ils sont montés, d’être disposé en gradins. Au centre, un monte-piano sert aux techniciens d’orchestre à amener les instruments volumineux. En fond de scène, un monte-charge rend le plateau accessible aux très lourdes charges (matériel de sonorisation, lumières…).

RANGEMENT

Le rangement des instruments permet de stocker en même temps des instruments qui appartiennent à l’orchestre (contrebasses, percussions, pianos, célesta…) et des caisses de transports pour les instruments et habits de scène des musiciens au moment des tournées.

FOSSE

Ce lieu est l’ancienne fosse d’orchestre (lieu où joue l’orchestre lors de représentations d’opéra). La fosse ayant été condamnée lors des travaux acoustiques du bâtiment dans les années 1990, l’Auditorium ne propose plus aujourd’hui d’œuvres lyriques qu’en version concert. Au centre de la fosse se trouve le monte-piano, qui permet aux techniciens de monter les instruments sur scène.

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