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Leonard Slatkin

Directeur musical honoraire de l’Orchestre national de Lyon
Leonard Slatkin dirige l'Orchestre national de Lyon

Chef de renommée mondiale, Leonard Slatkin a été le directeur musical de l’Orchestre national de Lyon (ONL) de septembre 2011 à juin 2017. Il en est à présent le directeur musical honoraire. Il est également directeur musical honoraire de l'Orchestre symphonique de Detroit, chef d’orchestre honoraire de l’Orchestre symphonique de Saint-Louis (SLSO), premier chef invité de l'Orchestre philharmonique de Grande Canarie (OFGC), consultant artistique de l’Orchestre philharmonique de Las Vegas (LVP) et conseiller artistique de l’Orchestre symphonique de Nashville. Il mène une carrière intense de chef d’orchestre invité et est également compositeur, auteur et éducateur.

En 2025/2026, il dirige l’Orchestre symphonique national  d’Irlande, l’Orchestre symphonique de la Manhattan School of Music, le SLSO, l’Orchestre philharmonique de Taïwan, l’Orchestre symphonique KBS (Séoul), l’Orchestre symphonique de Gunma, l’Orchestre symphonique de la NHK (Tokyo), l’Orchestre symphonique de Nashville, l’Orchestre symphonique d’Atlanta, l’Orchestre symphonique de Montréal, l’Orchestre philharmonique de Varsovie, l’Orchestre philharmonique Franz Schubert (Barcelone), l’Orchestre symphonique de Prague, l’Orchestre philharmonique George Enescu (Bucarest), l’OFGC et l’Orchestre symphonique de la Radio de Berlin.

Leonard Slatkin a réalisé plus de 100 enregistrements, qui lui ont valu 6 Grammy Awards et 35 nominations. Parmi ses  publications discographiques, citons des œuvres de Saint-Saëns, Berlioz et une intégrale Ravel avec l’Orchestre national de Lyon. Naxos a récemment réédité les enregistrements audiophiles Vox qu’il a dirigés à la tête du SLSO, avec des œuvres de Gershwin, Rachmaninov et Prokofiev. Parmi ses autres enregistrements Naxos, citons Slatkin Conducts Slatkin, une compilation de pièces écrites par plusieurs générations de sa famille, ainsi que des œuvres de Copland, Borzova, McTee et Williams.

Après Conducting Business, il a sorti en 2017 un second livre, Leading Tones : Reflections on Music, Musicians, and the Music Industry [Notes sensibles : réflexions sur la musique, les musiciens et l’industrie musicale, non traduit]. Deux volumes d’une nouvelle série d’essais, qui viennent compléter le processus d’étude des partitions, devraient être publiés par Rowman & Littlefield en 2024. Il travaille également sur plusieurs nouvelles compositions.

Son premier ouvrage, Conducting Business (Le Business de la direction d’orchestre, non traduit, 2012), pour lequel il a reçu le prix Ascap Deems Taylor Special Recognition Award, a été suivi de Leading Tones : Reflections on Music, Musicians, and the Music Industry (Notes sensibles : réflexions sur la musique, les musiciens et l’industrie musicale, non traduit, 2017) et de Classical Crossroads : The Path Forward for Music in the 21st Century (Carrefour classique : la voie à suivre pour la musique au XXIe siècle, non traduit, 2021). Ses derniers ouvrages, Eight Symphonic Masterworks of the Twentieth Century (Huit chefs-d’œuvre symphoniques du XXe siècle, non traduit, printemps 2024) et Eight Symphonic Masterworks of the Nineteenth Century (Huit chefs-d’œuvre symphoniques du XIXe siècle, non traduit, automne 2024), font partie d’une série d’essais publiés par Bloomsbury qui complètent son processus d’étude des partitions.

Né à Los Angeles dans une éminente famille de musiciens, Leonard Slatkin a étudié la direction d’orchestre avec son père, Felix Slatkin, puis avec Walter Susskind à Aspen et Jean Morel à la Juilliard School de New York.

Concert de la saison 25/26

Trois questions à ...

Quand avez-vous dirigé l’ONL pour la première fois ?

Leonard Slatkin : En 1991 dans un programme qui ressemble à celui que j’aurais pu diriger à l’époque où j’étais directeur musical. Les concerts comprenaient une pièce du compositeur américain Michael Colgrass, les Quatre Derniers Lieder de Richard Strauss et la Troisième Symphonie de Saint-Saëns. Les musiques française et américaine sont devenues ma signature avec l’orchestre.

Vous qui avez dirigé des dizaines d’orchestres dans le monde, quelle est, selon vous, la plus belle qualité de l’Orchestre national de Lyon ?

L. S. : Pour moi, l’ONL a été comme une merveilleuse histoire d’amour qui a duré six ans. Aujourd’hui, nous restons les meilleurs amis du monde. Il m’a appris beaucoup de choses et j’espère qu’il en a aussi appris de moi. Nous avons trouvé un équilibre entre répétitions efficaces et respect total de l’art du compositeur. Plus important encore, l’orchestre a été en mesure de toucher différents publics et possède l’une des audiences les plus jeunes que j’aie connue. Ce que j’aime le plus, c’est son dévouement au plus haut niveau musical. Il y a un désir palpable de donner le meilleur lors des répétitions et des concerts. Je suis très heureux de le retrouver pendant deux semaines lors de la prochaine saison.

Quel est votre souhait le plus cher pour les prochaines années ?

L. S. : Maintenant que je suis sur le point d’avoir 80 ans, j’apprécie les choses positives qui parviennent jusqu’à moi et je néglige celles qui sont négatives. Je prends mes distances par rapport aux responsabilités administratives et je me concentre sur la création musicale. Je profite de toutes les choses qui rendent la vie meilleure : de la bonne nourriture et du bon vin, de belles destinations à visiter et surtout de vrais amis... Mon désir est de vivre assez longtemps pour voir le monde reprendre ses esprits, dans pratiquement tous les domaines. La musique peut jouer un rôle en nous ramenant à certaines valeurs. Nous semblons nous être égarés et il est temps de remettre le train sur les rails.

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