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Notes de programme

Le Dictateur

Jeu. 19 mars | Ven. 20 mars | Sam. 21 mars 2026

Retour aux ciné-concerts des jeu. 19, ven. 20 et sam. 21 mars 2026

Générique du film

Charlie Chaplin (1889-1977)
Le dictateur

[The Great Dictator]

États-Unis, 1940, noir et blanc, parlant, version originale sous-titrée en français [2h04]

Réalisation : Charlie Chaplin
Scénario : Charlie Chaplin
Direction artistique : Karl Struss et Roland Totheroh
Directeur de la photographie : Roland Totheroh
Montage : Willard Nico
Production : Charlie Chaplin
Société de production : Charles Chaplin Film Corporation
Date de sortie : 15 octobre 1940 (New York)

Interprètes

Charlie Chaplin : le Barbier juif / Adenoïd Hynkel, dictateur de Tomainia
Paulette Goddard : Hannah, blanchisseuse, sa voisine
Jack Oakie : Benzino Napaloni, dictateur de Bacteria
Reginald Gardiner : le Commandant Schultz, ancien pilote sauvé par le Barbier
Henry Daniell : Garbitsch, ministre de l’Intérieur 
Billy Gilbert :
le Maréchal Bismarck Herring [Hareng], ministre de la Guerre
Grace Hayle : Madame Napaloni
Carter DeHaven : l’Ambassadeur de Bacteria
Maurice Moscovitch : Monsieur Jaeckel, le logeur
Emma Dunn : Madame Jaeckel, sa femme
Bernard Gorcey : Monsieur Mann, un ami du logeur
Paul Weigel : Monsieur Agar, un ami du logeur
Chester Conklin : un client du Barbier
Esther Michelson : une femme juive
Hank Mann : un soldat des troupes de choc saisissant les tomates
Wheeler Dryden : Heinrich Schtick, le traducteur des discours d’Hynkel
 

Musique

Charlie Chaplin et Meredith Willson (avec le prélude de Lohengrin de Richard Wagner et la Danse hongroise n° 5 de Johannes Brahms) – arrangements de Meredith Willson

Distribution

Orchestre national de Lyon
Timothy Brock 
direction

En partenariat avec l’Institut Lumière.

Introduction

Avant que n’éclate la Seconde Guerre mondiale, Chaplin incarne un Hitler d’opérette dont les visées impérialistes sont brisées par son sosie, un barbier juif. La musique est omniprésente dans cette critique féroce du nazisme et du fascisme, d’une force incroyable derrière les rires et d’une actualité plus brûlante que jamais. Dans Le Dictateur, son premier film parlant, Chaplin a encore le verbe rare. Lorsque Adenoïd Hynkel jongle avec un globe terrestre en baudruche, c’est au son du prélude de Lohengrin de Wagner. Et c’est la Cinquième Danse hongroise de Brahms qui rythme la lame aiguisée du barbier sur le visage d’un client peu rassuré. De nombreuses scènes ressortissent encore aux codes du cinéma muet, et la musique de Chaplin et Meredith Willson est souvent la seule sollicitation des oreilles. Les deux discours politiques en tirent une force décuplée. Celui du vrai dictateur, dans un sabir pseudo-allemand, imitation tragi-comique d’Hitler. Et l’incroyable tirade finale du sosie, hymne à la compassion et à la fraternité, encouragement à se dresser face au tyran grâce à la force collective. Le Dictateur nous rappelle que la liberté est un bien précieux et que chaque individu a le pouvoir de changer le monde.

Texte : Auditorium-Orchestre national de Lyon

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