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Horaires d’été / Fermeture estivale

Nous vous informons que le guichet de billetterie est ouvert de 9h à 16h jusqu’au jeudi 23 juillet. Il sera fermé du vendredi 24 juillet au lundi 24 août inclus.

Notes de programme

​​​​​​​Face-à-face

Sam. 30 mai 2026

Retour au concert du sam. 30 mai 2026

Programme détaillé

Jean-Joseph Mouret (1682-1738)
Rondeau

Extrait des Fanfares pour des trompettes, timbales, violons et hautbois avec une suite de symphonies mêlées de cors de chasse (Première Suite)
Arrangement de Stanley Drummond Wolff

[2 min]

Jean-Pierre Leguay (né en 1939)
Granit

[14 min]

Jean-Philippe Rameau (1683-1764)
Les Indes galantes

Arrangement d’Yves Rechsteiner
Extraits :

– Ouverture
– Air grave pour les Polonais
– Tambourins
– Danse des sauvages

[16 min]

Grégoire Rolland (né en 1989)
Face-à-face

[7 min 30]

Improvisation à l’orgue

[5-7 min]

Michel-Richard Delalande (1657-1726)
Grande Pièce royale en sol, «Deuxième Fantaisie ou Caprice que le Roi demandait souvent»

Extraite des Symphonies pour les soupers du Roy
Arrangement de Hans-André Stamm

Un peu lent – [Vite] – Doucement – Gracieusement – Gaiement – Vivement

[7 min]

Distribution

Grégoire Rolland orgue

Musiciens de l’ONL :

Christian Léger trompette
Eugenio Carreño trompette
Charlie Maussion trombone
Frédéric Boulan trombone

Introduction

Qui de l’orgue ou du quatuor de cuivres s’imposera ? Un dialogue est-il possible ? Telles sont les questions posées par Face-à-face, pièce de Grégoire Rolland dont c’est ce soir le dernier concert en tant que compositeur en résidence de l’Auditorium-Orchestre national de Lyon : cuivres et orgue s’y superposent et y échangent leurs rôles, tour à tour solistes ou accompagnateurs. Jean-Pierre Leguay, ancien organiste de Notre-Dame de Paris, aborde cet effectif rare dans une tout autre optique. Granit (1974 pour la première version, 1987 pour la seconde) est un jeu captivant d’irisations et d’étincelles de lumière sur des nappes de sons. Entre ces pièces, nous plongeons dans les fastes de la Versailles royale. Le sous-titre même de la Grande Pièce en sol témoigne du prestige dont jouissait la musique instrumentale de Delalande, au-delà des grands motets qui ont fait sa célébrité. Ses dix-huit Symphonies (terme qu’il faut entendre simplement comme la réunion de plusieurs instruments) sont autant de suites instrumentales qui accompagnaient les soupers du Roi Soleil. Jean-Joseph Mouret, Avignonnais qui fit carrière à Sceaux auprès du duc et de la duchesse du Maine, composa lui aussi des suites instrumentales, notamment les Fanfares pour des trompettes, timbales, violons et hautbois avec une suite de symphonies mêlées de cors de chasse, publiées en 1729. Le Rondeau est issu de la Première Suite, qui fut exécutée en 1729 au Concert spirituel – dont Jean-Joseph Mouret était le directeur – et est dédiée au fils de la duchesse du Maine, le prince des Dombes. Rameau, éminent organiste, ne laisse rien pour son instrument. D’où la tentation qu’a eue Yves Rechsteiner d’adapter les pages fameuses d’ouvrages scéniques comme l’opéra-ballet  Les Indes galantes, créé le 23 août 1735 au théâtre du Palais-Royal – qui était alors le siège de l’Académie royale de musique (l’Opéra de Paris). Avant l’illustre «Danse des sauvages», l’«Air grave pour les Polonais» fait un clin d’œil au fil rouge de la saison.

Texte : Auditorium-Orchestre national de Lyon

Rolland, Face-à-Face

Composition : 2021.
Création : Avignon, collégiale Saint-Agricol, 7 novembre 2021, par Simon Fournier, Jean Bollinger, Geoffray Proye, Dylan Vauris et Grégoire Rolland.
Commande : Musique sacrée et Orgue en Avignon.

Face-à-face cherche à faire dialoguer, ou parfois même opposer, les cuivres et l’orgue. Le début fait entendre deux écritures différentes superposées : le quatuor de cuivres joue des notes détachées alors que l’orgue fait un contrechant en valeurs plus longues. S’ensuit une partie intermédiaire où tous les instruments du quatuor s’expriment à tour de rôle et où l’orgue joue un rôle d’accompagnateur. Enfin, la dernière partie reprend la première mais cette fois-ci les deux rôles initiaux sont inversés : l’orgue joue des accords détachés alors que les cuivres redonnent le contrechant initialement joué par l’orgue. Ainsi le «face-à-face» s’exprime-t-il à la fois dans la relation entre l’orgue et le quatuor, entre les instruments du quatuor eux-mêmes, mais également d’un point de vue formel, où le retour des éléments initiaux à la fin de la pièce sont inversés. Par là-même, cette pièce fait entendre les nombreuses possibilités des différents instruments, montrant dès le début leur puissance, mais également leur expressivité et leurs modes de jeux dans la partie intermédiaire de l’œuvre.

– Grégoire Rolland

Leguay, Granit

Version I (1974) : pour quatre trombones et orgue.
Version II (1987) : pour deux trompettes, deux trombones et orgue.

Cuivres et orgue sont traités moins en quintette qu’en double chœur ; ils forment un couple. Entre ces deux entités, s’instaure un discours fait d’échanges de tirades ou au contraire de ricochets incisifs. Parfois, elles s’absorbent mutuellement dans des glissandi pianissimo. Par ailleurs, à divers moments, deux attitudes opposées s’interpellent de plus ou moins loin : mobilité souple allant jusqu’à la volubilité, et statisme culminant dans l’opiniâtre insistance de la coda.

– Jean-Pierre Leguay

L’ORGUE DE L’AUDITORIUM

L’ORGUE EN BREF

Les facteurs d’orgue :
Aristide Cavaillé-Coll (1878)
Victor Gonzalez (1939)
Georges Danion/S. A. Gonzalez (1977)
Michel Gaillard/Manufacture Aubertin (2013)

Console :
Christophe Cailleux/Organotech (2024)

Construit pour l’Exposition universelle de 1878 et la salle du Trocadéro, à Paris, cet instrument monumental (82 jeux et 6300 tuyaux) fut la «vitrine» du plus fameux facteur de son temps, Aristide Cavaillé-Coll. Les plus grands musiciens se sont bousculés à la console de cet orgue prestigieux, qui a révélé au public les Requiem de Maurice Duruflé et Gabriel Fauré, le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et des pages maîtresses de César Franck, Charles-Marie Widor, Marcel Dupré, Olivier Messiaen, Jehan Alain, Kaija Saariaho, Édith Canat de Chizy, Thierry Escaich ou Philippe Hersant. Remonté en 1939 dans le nouveau palais de Chaillot par Victor Gonzalez, puis transféré en 1977 à l’Auditorium de Lyon par son successeur Georges Danion, cet orgue a bénéficié en 2013 d’une restauration par Michel Gaillard (manufacture Aubertin) qui lui a rendu sa splendeur. La variété de ses jeux lui permet aujourd’hui d’aborder tous les répertoires, de Bach ou Couperin aux grandes pages romantiques et contemporaines. C’est, hors Paris (Maison de la Radio et Philharmonie), le seul grand orgue de salle de concert en France. Depuis octobre 2024, il bénéficie d’une console neuve, réalisée par Christophe Cailleux/Organotech. 

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