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Symphonique | Baroque

Grande Messe en ut

Sabine Devieilhe

dim. 10 mai
ANNULÉ

Grande Messe en ut

dim. 10 mai

ANNULÉ

Placé sous la direction de son chef et cofondateur Raphaël Pichon, l’ensemble Pygmalion truffe la Grande Messe en ut de Mozart de divers motets de Schubert et Bruckner pour une grande célébration de la musique sacrée viennoise. L’occasion d’entendre la voix sublime de Sabine Devieilhe au sein d’un remarquable quatuor de solistes.

Programme

Wolfgang Amadeus Mozart

Grande Messe en ut mineur

60 min

Distribution

Pygmalion
(chœur et orchestre)
Raphaël Pichon
direction
Sabine Devieilhe
soprano
NN
soprano
Linard Vrielink
ténor
Christian Immler
basse

"J’ai véritablement fait cette promesse dans mon cœur", écrit Mozart à son père lorsqu’il lui explique avoir décidé de composer sa Grande Messe en ut mineur au moment où sa chère Constance était malade. Déterminé à épouser la jeune femme, il a donc adressé à Dieu sa plus ardente prière, et finalement a offert avec ce grand ouvrage un splendide remerciement après avoir vu ses souhaits exaucés. Conformément à sa tonalité, le caractère est grave, particulièrement dramatique dans le Kyrie, mais des lueurs d’espoir gagnent très vite l’harmonie, et un premier solo prend son envol vers le ciel avant que n’éclate le Gloria triomphal. Faut-il compléter l’œuvre demeurée inachevée comme on l’a fait pour le Requiem ? "Vive Mozart !" s’exclame Raphaël Pichon au moment de consacrer un disque tout entier aux rapports de Wolfgang avec les trois sœurs Weber. Jamais à court d’idées, le chef de l’ensemble Pygmalion, habitué aux reconstitutions et recréations inattendues, a choisi d’intercaler motets et pièces sacrées au fil de la messe, moins pour combler les manques que pour compléter la liturgie du « commun » par un « propre » imaginaire dédié à la Vierge. C’est ainsi tout un siècle de musique sacrée viennoise qui se déploie autour de cette prière de l’amour. Avec Schubert, le religieux se fait presque populaire quand la célébration catholique s’ouvre à la langue vernaculaire, tandis que la musique de Bruckner évoque une spiritualité plus personnelle, grandiose et humble, raffinée et rustique. À l’abbaye Saint-Florian, à la cathédrale de Linz puis à Vienne, l’organiste a chanté Dieu jusqu’à lui dédier sa Neuvième Symphonie ; Bruckner comme Schubert renoue avec les vieux modèles de la polyphonie, de même que Mozart, redevable à Bach ou à Händel, notamment dans le Gloria rappelant le célèbre « Alléluia » du Messie. Spécialiste des exécutions sur instruments d’époque, Pygmalion joue volontiers la carte du patchwork, cherche moins la véracité historique que l’émotion spirituelle. Mozartienne par excellence, Sabine Devieilhe trouve dans cette partition des airs extraordinaires parmi lesquels le poignant  "Et incarnatus est". La promesse d’une interprétation particulièrement incarnée.