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Musique de chambre | Salle Molière (Lyon 5e)

Beethoven, L’Archiduc

Musiciens de l’ONL

mar. 29 sep

Beethoven, L’Archiduc

mar. 29 sep

Ouverture des réservations 2026/2027
Jeudi 21 mai à 11h : abonnements du Chef, Libre et Jeune Public.
Mardi 23 juin à 11h : billets à l’unité, Pass mélomane et moins de 28 ans.
Mercredi 1er juillet à 11h : ateliers sonores.

L’un est destiné à un prince hongrois, l’autre au fils de l’empereur d’Autriche. Mais les titres de noblesse de ces deux partitions sont avant tout dans leur musique : le trio de Haydn plus en grâce lumineuse, couronné par un enthousiasmant finale à la hongroise, celui de Beethoven plus en puissance, avec une ambition et une ampleur qui en font le trio le plus célèbre de son auteur.

Programme

  • Joseph Haydn

    Trio n° 39, en sol majeur, Hob.XV.25

    14 min
  • Ludwig van Beethoven

    Trio n° 7, en si bémol majeur, op. 97, «Archiduc»

    42 min

Distribution

Le trio pour piano et cordes est un des alliages les plus difficiles, exigeant une hiérarchisation et un équilibrage subtil des rôles. Garant de la plénitude harmonique, le clavier apporte une précieuse diversification des timbres, mais il ne doit pas se montrer dominant face aux deux instruments à cordes. Avec Haydn, violon et piano se partagent le premier rôle tout au long des variations initiales. Cantabile, le mouvement central joue sur la corde sensible, tandis que le finale entraîne l’auditeur dans une danse hongroise aux rythmes aussi changeants qu’ensorcelants. Mais avec Beethoven, le violoncelle refuse de se confiner dans son rôle de basse. Prétendant tous à une ampleur symphonique, les trois instruments n’ont plus de raison de se jalouser. Chantant désormais ensemble, ils partagent leurs titres de noblesse avec le dédicataire de la partition, l’archiduc Rodolphe, plus jeune fils de l’empereur Léopold II d’Autriche. De quoi lancer dignement une série de concerts célébrant le 200e anniversaire de la mort de Beethoven.

© Fred Mortagne