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Musique de chambre | Salle Molière (Lyon 5e)

Brahms, Quatuor

Musiciens de l’ONL

mar. 3 nov

Brahms, Quatuor

mar. 3 nov

Ouverture des réservations 2026/2027
Jeudi 21 mai à 11h : abonnements du Chef, Libre et Jeune Public.
Mardi 23 juin à 11h : billets à l’unité, Pass mélomane et moins de 28 ans.
Mercredi 1er juillet à 11h : ateliers sonores.

Soixante-quinze ans séparent la sonate de Beethoven et le quatuor de Brahms. Soixante-quinze ans, et un monde : si Brahms s’inscrit dans le prolongement de son aîné pour ce qui est de certains traits encore classiques de son écriture, il laisse en revanche pleinement éclater le romantisme fiévreux que Beethoven gardait tamisé.

Programme

  • Ludwig van Beethoven

    Sonate pour violon et piano n° 4, en la mineur, op. 23

    20 min
  • Johannes Brahms

    Quatuor avec piano n° 3, en do mineur, op. 60

    33 min

Distribution

Le 29 septembre, les musiciens de l’Orchestre national de Lyon faisaient voisiner Beethoven avec son père spirituel, Joseph Haydn. Ils mettent ici le musicien allemand en regard avec son principal héritier : Johannes Brahms. De Beethoven, Brahms a hérité de nombreux traits, en particulier un goût pour les architectures puissantes, les textures denses portées par une implacable énergie rythmique, le travail virtuose des thèmes et motifs. Dans les deux pièces ici juxtaposées, la connivence se prolonge aussi dans le caractère tourmenté qu’elles arborent l’une et l’autre : des tonalités mineures (la et do respectivement), des cordes et un piano qui additionnent ici leur fougue et se livrent ailleurs à un dialogue intense, dialogue qui chez Brahms peut frôler le combat. Le jeune Beethoven enrobe cela d’une grâce toute classique, voire, dans le scherzo, d’un sourire espiègle. Trois quarts de siècle plus tard, Brahms réalise les promesses de ce romantisme encore larvé, lui donnant sa pleine expression dans l’une de ses partitions les plus brûlantes de passion.

© Nicolas Auproux