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Musique de chambre | Salle Molière (Lyon 5e)

Quintette avec contrebasse

Musiciennes de l’ONL

mar. 1 juin

Quintette avec contrebasse

mar. 1 juin

Ouverture des réservations 2026/2027
Jeudi 21 mai à 11h : abonnements du Chef, Libre et Jeune Public.
Mardi 23 juin à 11h : billets à l’unité, Pass mélomane et moins de 28 ans.
Mercredi 1er juillet à 11h : ateliers sonores.

Bien que Lachner ait connu la célébrité de son vivant, la postérité lui a finalement échappé. Quant à Levy, il a laissé plus de traces comme pianiste ou théoricien que comme compositeur. Partageant la même tonalité de do mineur et la rareté d’inclure une contrebasse, leurs quintettes à cordes recèlent de magnifiques moments.

Programme

  • Ernst Levy

    Quintette à cordes en do mineur

    22 min
  • Franz Lachner

    Quintette à cordes en do mineur, op. 121

    40 min

Distribution

Dans un délicieux dialogue des Scènes de la vie de bohème d’Henry Murger (1848), Colline nous enseigne que la contrebasse est un instrument philosophique aux sons graves, et qu’on ne peut, «sans blesser les lois de l’harmonie, introduire un cinquième exécutant dans un quatuor ; autrement ça cesse d’être quatuor». Carolus lui répond simplement : «Ça devient un quintette.» Ainsi préparés à entendre cinq parties à la fois, goûtons aux joies de deux belles découvertes. Ami de Schubert et adversaire des conceptions de Wagner, Franz Lachner a fait carrière à Munich en tant que compositeur et chef d’orchestre. Son quintette le montre aussi à l’aise dans l’expression des tumultes de l’âme que dans une écriture plus légère. Le quintette de Levy a la fougue de la jeunesse. Encore étudiant quand il acheva ce morceau en 1916, le musicien allait bientôt quitter sa Suisse natale pour trouver sa place dans la vie musicale parisienne puis embarquer pour l’Amérique. «Très puissant», réclame-t-il en tête du premier mouvement. Son lyrisme est intense, non sans s’abandonner parfois à l’insouciance.

© Nicolas Auproux