Ouverture des réservations 2026/2027
Jeudi 21 mai à 11h : abonnements du Chef, Libre et Jeune Public.
Mardi 23 juin à 11h : billets à l’unité, Pass mélomane et moins de 28 ans.
Mercredi 1er juillet à 11h : ateliers sonores.
«La plus parfaite de toutes quant à l’esprit et la forme», écrivait Schumann de la Sonate en sol majeur de Schubert, qui concilie à merveille le classicisme avec le romantisme naissant. De quoi entraîner l’auditeur vers les sources et vallées imaginaires de Liszt.
Programme
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Franz Schubert
Sonate pour piano n° 18, en sol majeur, op. 78, D 894
37 min -
Franz Liszt
Années de pèlerinage. Première année : Suisse
50 min
Distribution
«Un interprète se doit d’avoir une image en tête», assure Francesco Piemontesi. À huit années d’intervalle, le pianiste a réalisé deux enregistrements de Vallée d’Obermann de Liszt. C’est dire s’il entretient avec cette œuvre un lien particulier. Dans son deuxième disque, il a même enregistré l’intégrale du premier livre des Années de pèlerinage. Pour ouvrir un tel album de voyage, le pianiste tessinois a fait son propre pèlerinage à travers la Suisse, à la recherche des lieux réels ou imaginaires traversés par Liszt. Du lac de Walenstadt à la chapelle de Guillaume Tell, il a voulu éprouver à son tour ces «sensations les plus fortes» que le compositeur dit avoir voulu mettre en musique. Schubert, en revanche, n’a pas livré beaucoup d’indices sur sa musique. «Nous savons très peu de choses sur les images que le compositeur avait en tête», confie Francesco Piemontesi. Dans la mesure où Liszt lui-même a entendu dans cette sonate un «poème virgilien», les images ne devraient pas lui manquer dans ce premier mouvement aux accords immobiles, presque hors du temps, dont les thèmes s’animent progressivement jusqu’à laisser entrevoir l’idée d’une danse.
Francesco Piemontesi © Camille Blake