◁ Retour au concert du lun. 9 mars 2026
Programme détaillé
Morgenmusik
[Musique pour le matin]
Extrait :
I. Mäßig bewegt [Modéré]
[2 min]
[Musique de concert]
I. Ruhig gehende Viertel [À la noire, dans un tempo tranquille]
II. Lebhaft [Vif]
III. Sehr ruhig. Variationen [Très calme. Variations]
IV. Mäßig schnell. Kraftvoll [Modéré. Avec force]
[30 min]
Mutations from Bach
[Mutations de Bach]
[5 min]
Songs from «Die Dreigroschenoper»
[Chansons de «L’Opéra de quat’sous»]
Arrangements de Steven Verhaert
– Ouvertüre [Ouverture]
– Die Moritat von Mackie Messer [La Complainte de Mackie]
– Tango-Ballade
– Pollys Lied [Le Chant de Polly]
– Der Kanonen-Song [Le Chant des canons]
[14 min]
Concert sans entracte.
Distribution
Ensemble de cuivres et percussions de l’Orchestre national de Lyon :
Guillaume Tétu, Stéphane Grosset, Grégory Sarrazin et Mathias Pâques* cor
Eugenio Carreño, Christian Léger, Arnaud Geffray et Michel Haffner trompette
Fabien Lafarge, Frédéric Boulan et Mathieu Douchet trombone
Guillaume Dionnet tuba
Adrien Pineau et Thierry Huteau percussions
Musiciennes et musicien de l’Orchestre national de Lyon :
Éléonore Euler-Cabantous et Joanna Ohlmann* harpe
Pierre Thibout piano
* Musicienne et musicien supplémentaires
Introduction
Réfugié à Paris en 1933, Kurt Weill s’exilera aux États-Unis deux ans plus tard. Accueilli par les théâtres de Broadway, il y relancera sa carrière grâce à la comédie musicale. Mais il est encore en Allemagne lorsqu’il signe en 1928 son plus grand chef-d’œuvre, Die Dreigroschenoper [L’Opéra de quat’sous], où Bertolt Brecht a adapté sous forme de guerre des gangs à Soho (un quartier de Londres) une pièce du dramaturge anglais John Gay, The Beggar’s Opera [L’Opéra des gueux] (1728). Weill ignore alors qu’il sera bientôt qualifié par les nazis de «musicien dégénéré» et contraint à l’exil. Hindemith ne connut pas un meilleur sort : avant de traverser lui aussi l’Atlantique, il avait vu son opéra expressionniste Cardillac et ses Konzertmusiken [Musiques de concert], exemples de sa «nouvelle objectivité», être traités de «cacophonie». Composée en 1930 pour cuivres, piano et deux harpes, la Konzertmusik op. 49 traduit en termes modernes l’esprit du concerto grosso baroque, où de petits groupes s’échappent régulièrement de l’ensemble des instruments. La Morgenmusik [Musique pour le matin] est née deux ans plus tard, écrite pour un festival de la jeunesse à Plön, en Allemagne. Elle s’inscrit dans la tradition de la Gebrauchmusik, une musique utilitaire destinée à un usage spécifique ; en l’occurrence, elle a été conçue pour être jouée le matin par des cuivres du haut d’une tour. Les Mutations de Bach (1966) livrent le message de foi et d’espérance d’un compositeur profondément croyant. Selon Barber, «il s’agit d’une courte séquence de transformations du plain-chant Christe, du Lamm Gottes [Christ, toi l’Agneau de Dieu]. On l’entend d’abord harmonisé par Joachim Decker (1604), puis dans l’harmonisation de Johann Sebastian Bach tirée de la Cantate n° 23 ; elle est ensuite énoncée dans un canon à la douzième, c’est-à-dire comme dans le Prélude de choral n° 21 de l’Orgelbüchlein de Bach ; elle apparaît après cela comme dans la section en récitatif “Ach, gehe nicht vorüber” de la Cantate n° 23 de Bach ; enfin, la forme ancienne du choral est reprise.»
Texte : Auditorium-Orchestre national de Lyon
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