Ouverture des réservations 2026/2027
Jeudi 21 mai à 11h : abonnements du Chef, Libre et Jeune Public.
Mardi 23 juin à 11h : billets à l’unité, Pass mélomane et moins de 28 ans.
Mercredi 1er juillet à 11h : ateliers sonores.
Contemporaine du Manifeste de février, par lequel la Russie resserrait son étau sur la Finlande, la Première Symphonie de Sibelius chante les paysages du nord. Le compositeur rêverait-il du sud que le Concerto de Khatchatourian comblerait ses désirs.
Programme
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Aram Khatchatourian
Concerto pour piano
33 min -
Jean Sibelius
Symphonie n° 1, en mi mineur, op. 39
38 min
Distribution
Dans le programme littéraire sur lequel Sibelius envisageait initialement de construire sa Première Symphonie, le deuxième mouvement évoquait un poème de Heine où, exposé au vent froid, le pin du nord voulait rejoindre le palmier du sud. En l’absence de mots demeurent d’enivrantes bourrasques, l’amour de la mer et du pays natal. Le vent présida également au destin du Concerto pour piano de Khatchatourian : en 1937, sa création – en plein air – tourna au désastre après l’envol de la partition du soliste. Le public moscovite eut bien d’autres surprises, dues notamment à l’abondante percussion et au flexatone (instrument proche de la scie musicale) dont le concerto se colore. Cette partition d’une grande originalité incite à redécouvrir son auteur, dont on ne retient généralement que la «Danse du sabre» de Gayaneh. Les deux jeunes protagonistes de ce programme – Emmanuel Tjeknavorian, directeur musical de l’Orchestre symphonique de Milan, et Kiron Atom Tellian, disciple du grand pianiste et pédagogue Sergei Babayan – y racontent leurs propres origines arméniennes.
Kiron Atom Tellian © Shervin Lainez