Ouverture des réservations 2026/2027
Jeudi 21 mai à 11h : abonnements du Chef, Libre et Jeune Public.
Mardi 23 juin à 11h : billets à l’unité, Pass mélomane et moins de 28 ans.
Mercredi 1er juillet à 11h : ateliers sonores.
Un vent tchèque souffle sur la salle Molière. D’une «piquante originalité», promet en 1821 le critique de La Minerve littéraire à propos des quintettes de Reicha. Un siècle plus tard, le septuagénaire Janáček célèbre sa jeunesse retrouvée dans l’amour avec Mládí et son disciple Pavel Haas lui emboîte le pas.
Programme
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Antoine Reicha
Quintette à vent n° 5, op. 91
27 min -
Leoš Janáček
Mládí
19 min -
Pavel Haas
Quintette à vent op. 10
13 min
Distribution
Né Antonín Rejcha à Prague, Antoine Reicha est le plus français des musiciens tchèques. Ce contemporain de Beethoven n’était pas encore le maître de Berlioz que certains considéraient déjà ses «quintuors» comme de potentiels remplaçants des quatuors de Haydn ou de Mozart. Ces quintettes devaient beaucoup au Conservatoire de Paris : fondée pour assurer l’avenir de la musique militaire, l’institution devait offrir un répertoire plus pacifique aux instruments à vent depuis la chute de Napoléon. Certes, il y a dans Mládí [Jeunesse] de Janáček une marche qui rappelle l’entrée des troupes prussiennes dans Brno. «Certains souvenirs de ma jeunesse», précise le compositeur. Mais, dans l’entre-deux-guerres, le quintette à vent s’amuse. Disciple de Janáček qui mourra à Auschwitz, Pavel Haas ne se doute pas encore, en 1929, de la tragédie qui l’attend. Mais cette prière et ce «Ballo» excentrique, curieusement réunis dans son quintette teinté de vieilles mélodies moraves, sont-ils si innocents ?
© Anthea Photography