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Symphonique | Orchestre national de Lyon

MAHLER

Symphonie n° 3

jeu. 21 jan | sam. 23 jan
Réserver

MAHLER

jeu. 21 jan | sam. 23 jan

Réserver

«Inutile de regarder le paysage, il a passé tout entier dans ma symphonie» : la naissance du monde, les rocs, les fleurs et les bêtes insouciantes, l’enfant, l’homme et les anges : la Troisième Symphonie de Mahler est une réjouissante célébration de la vie.

Programme

Gustav Mahler

Symphonie n° 3, en ré mineur

100 min

Distribution

contralto
(préparation Nicole Corti)
(préparation Pascal Adoumbou et Tanguy Bouvet)
Maîtrise de la primatiale Saint-Jean de Lyon
(préparation Thibaut Louppe)

À cheval sur les XIXe et XXe siècles, les symphonies de Mahler sont un accomplissement et un commencement, apothéose finale de la symphonie romantique et invention de l’orchestre moderne. Le terme même de symphonie ne désigne plus une forme : il renoue avec son étymologie (concordance de sons/de voix) dans la réunion des plus grandioses architectures instrumentales avec la cantate et le lied. Pour Mahler, écrire une symphonie revient à «construire un monde avec tous les moyens techniques existants». 
Avec la Troisième Symphonie, le compositeur repousse encore plus loin les limites du genre. Il convoque un orchestre immense, multiplie les mouvements. «Ce n’est presque plus de la musique, explique Mahler. Ce ne sont pour ainsi dire que des bruits de la Nature. Cela donne le frisson de voir comment la vie se dégage progressivement de la matière inanimée et pétrifiée.» En deux parties et six mouvements, un programme se dessine. L’approche de l’été, le cortège de Bacchus et, déjà, le miracle du printemps qui s’accomplit : «Tout vit, tout respire, tout fleurit et tout chante, tout aspire à mûrir.» Le premier mouvement est l’un des plus ambitieux de tout le répertoire. Puis les mots se mêlent aux notes, la voix à l’orchestre. 
Pour l’occasion, l’Orchestre national de Lyon et Nikolaj Szeps-Znaider accompagnent Anna Larsson, que réclament depuis plus de vingt ans les plus grands chefs mahlériens. Rien de plus émouvant que ses graves pénétrants dans le terrible avertissement du Zarathoustra de Nietzsche «Ô homme, prends garde !», puis sous les voix d’enfants dans un poème populaire issu du Cor merveilleux de l’enfant, avant la vision d’un amour infini dans le sublime Adagio final. La Troisième Symphonie nous adresse un message actuel, célèbre une nature idéale et fragile tout en rappelant l’imperfection de l’homme, auquel elle livre une vibrante leçon d’amour. Impossible de ne pas frissonner à son écoute, de ne pas se laisser gagner par son incommensurable beauté.

Concert proposé dans l’Abonnement du Chef. 

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