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Ciné-concert | Orgue

La Grève

Festival Lumière

dim. 17 oct
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La Grève

dim. 17 oct

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Depuis sa première édition en 2009, le festival Lumière donne rendez-vous chaque année à l’orgue monumental de l’Auditorium pour un accompagnement de film muet toujours riche en sensations fortes.

Programme

La Grève [Statchka] de Sergueï Eisenstein

URSS, 1925, N & B, muet / avec Maxim Strauch, Grigori Alexandrov, Mikhaïl Gomorov, Ivan Klioukvine, Aleksandr Antonov [1h34]

Scan et restauration 2k réalisés par GP Archives pour Gaumont.

Distribution

accompagnement improvisé à l’orgue

1912, dans une usine métallurgique russe. Les conditions de travail sont insupportables et les salaires misérables. La révolte gronde chez les ouvriers. Accusé à tort d’avoir volé un micromètre, un ouvrier se pend. La grève est déclenchée, le travail s’arrête.

Premier film de Sergueï M. Eisenstein, 26 ans, jusqu’alors décorateur et metteur en scène de théâtre, La Grève faisait initialement partie d’un ensemble de films intitulé Vers la dictature du prolétariat. Ce vaste projet développé avec Valeri Pletniov, militant révolutionnaire devenu metteur en scène, au sein du premier théâtre ouvrier du Proletkoult, devait mettre en images les luttes ouvrières entre 1911 et 1914 qui aboutirent à la révolution de 1917. Le Cuirassé Potemkine et Octobre en seront également issus.
Eisenstein disait faire du «cinéma-poing» (s’opposant temporairement au «cinéma-œil» de Vertov), comme le coup de poing au visage du spectateur. Audacieux, libre, son cinéma se détache des traditions du cinéma tsariste. La Grève est puissant, rageur, son montage est vif, les audaces visuelles sont de chaque image. Ce manifeste bolchévique qui fait naître chez le spectateur l’espoir du Grand Soir impressionne par sa beauté plastique. Premier coup de génie pour le cinéaste, qui impose immédiatement son esthétique.
Pour décupler la force des images, Samuel Liégeon improvisera sur l’imposant orgue de l’Auditorium. Issu de la prestigieuse lignée d’improvisateurs formés par Thierry Escaich au Conservatoire de Paris, il est rompu à l’art de l’accompagnement de films muets, qui lui permet d’allier les deux faces de sa personnalité artistique : en plus d’exercer son ouïe au degré le plus élevé, Samuel Liégeon est en effet particulièrement sensible à l’image, développant parallèlement un talent de peintre de plus en plus reconnu.

Hors abonnement. Informations et réservations à partir de septembre sur festival-lumiere.org.