Au-delà des nombreux concerts qu’il donne à l’Auditorium, l’Orchestre national de Lyon et ses musiciens rayonneront sur de grandes scènes nationales et à l’étranger, tout en maintenant une présence dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Programme
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Anton Webern
Passacaglia, op. 1
11 min -
Benjamin Britten
Concerto pour violon op. 15
31 min -
Johannes Brahms
Symphonie n° 4, en mi mineur, op. 98
40 min
Distribution
Un demi-siècle mais trois époques, trois sensibilités unies par la forme de la passacaille : visionnaire chez le jeune Webern, dramatique chez Britten, monumentale et mélancolique chez Brahms. Un voyage fascinant dans la variation sur une basse obstinée, et l’archet radieux de Vilde Frang pour nous guider.
Que serait la musique classique occidentale sans la passacaille ? Cette danse d’origine espagnole, faite de variations sur une basse obstinée, a fait le bonheur de Bach dans l’une de ses pièces pour orgue maîtresse, la Passacaille et Fugue en do mineur. Mais elle a inspiré bien d’autres chefs-d’œuvre, à commencer par les trois partitions au programme de ces concerts. Première œuvre publiée par Webern, la Passacaille op. 1 est encore imprégnée de postromantisme mais laisse déjà entrevoir la concision et l’intensité expressive de son futur style atonal. Écrit à la veille de la Seconde Guerre mondiale, le concerto de Britten reflète, malgré son lyrisme, l’angoisse de l’époque. Le finale en passacaille est d’une beauté funèbre et résignée. Automnale et d’une intensité tragique contenue, l’ultime symphonie de Brahms est tendue tout entière vers son monumental finale en passacaille : trente variations où l’esprit de Bach rencontre le romantisme le plus ardent.
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