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Symphonique | Orchestre national de Lyon

Brahms / Britten

Vilde Frang / Nikolaj Szeps-Znaider

jeu. 3 déc | sam. 5 déc

Brahms / Britten

jeu. 3 déc | sam. 5 déc

Ouverture des réservations 2026/2027
Jeudi 21 mai à 11h : abonnements du Chef, Libre et Jeune Public.
Mardi 23 juin à 11h : billets à l’unité, Pass mélomane et moins de 28 ans.
Mercredi 1er juillet à 11h : ateliers sonores.

Un demi-siècle mais trois époques, trois sensibilités unies par la forme de la passacaille : visionnaire chez le jeune Webern, dramatique chez Britten, monumentale et mélancolique chez Brahms. Un voyage fascinant dans la variation sur une basse obstinée, et l’archet radieux de Vilde Frang pour nous guider.

Programme

  • Anton Webern

    Passacaglia, op. 1

    11 min
  • Benjamin Britten

    Concerto pour violon op. 15

    31 min
  • Johannes Brahms

    Symphonie n° 4, en mi mineur, op. 98

    40 min

Que serait la musique classique occidentale sans la passacaille ? Cette danse d’origine espagnole, faite de variations sur une basse obstinée, a fait le bonheur de Bach dans l’une de ses pièces pour orgue maîtresse, la Passacaille et Fugue en do mineur. Mais elle a inspiré bien d’autres chefs-d’œuvre, à commencer par les trois partitions au programme de ces concerts. Première œuvre publiée par Webern, la Passacaille op. 1 est encore imprégnée de postromantisme mais laisse déjà entrevoir la concision et l’intensité expressive de son futur style atonal. Écrit à la veille de la Seconde Guerre mondiale, le concerto de Britten reflète, malgré son lyrisme, l’angoisse de l’époque. Le finale en passacaille est d’une beauté funèbre et résignée. Automnale et d’une intensité tragique contenue, l’ultime symphonie de Brahms est tendue tout entière vers son monumental finale en passacaille : trente variations où l’esprit de Bach rencontre le romantisme le plus ardent.

Vilde Frang © Marco Borggreve