Aller au contenu principal
Symphonique | Orchestre national de Lyon

Chostakovitch / Goubaïdoulina

Michael Germer / Nikolaj Szeps-Znaider

jeu. 22 avr | sam. 24 avr

Chostakovitch / Goubaïdoulina

jeu. 22 avr | sam. 24 avr

Ouverture des réservations 2026/2027
Jeudi 21 mai à 11h : abonnements du Chef, Libre et Jeune Public.
Mardi 23 juin à 11h : billets à l’unité, Pass mélomane et moins de 28 ans.
Mercredi 1er juillet à 11h : ateliers sonores.

Née en Russie vingt-cinq ans après Dmitri Chostakovitch, Sofia Goubaïdoulina partage avec son aîné le triste privilège d’avoir été inscrite sur les listes noires de l’Union des compositeurs soviétiques. Leur musique fait souffler un vent de liberté sur l’Auditorium de Lyon, avec en invité un jeune violoniste danois exceptionnel, Michael Germer, qui a été l’élève de Nikolaj Szeps-Znaider.

Programme

  • Sofia Goubaïdoulina

    Poème-Conte de fées

    12 min
  • Dmitri Chostakovitch

    Concerto pour violon n° 1, en la mineur, op. 77

    39 min
  • Dmitri Chostakovitch

    Symphonie n° 4, en do mineur, op. 43

    60 min

Le Poème-Conte de fées de Sofia Goubaïdoulina, qui ouvre le programme, nous rappelle le rôle fondamental de l’artiste au travers du destin d’une craie, née de l’imagination de l’écrivain tchèque Miloš Macourek. Contrainte d’écrire des mots ennuyeux et des chiffres au tableau, elle rêve de dessiner des châteaux merveilleux et des paysages infinis. Pour l’ancienne assistante de Chostakovitch, qui composa cette partition en 1971, il était aisé de reconnaître le destin de tant de compositeurs soviétiques. Accusé de formalisme bourgeois décadent, Chostakovitch dut ainsi patienter sept années avant de voir créer son Premier Concerto pour violon. Quant à sa Quatrième Symphonie, insuffisamment héroïque pour les autorités, c’est un quart de siècle qui lui a été imposé. Marches funèbres, fanfares truculentes et mélodies émouvantes s’appuient pourtant sur des combinaisons de timbres inouïes : cordes et harpes sur fond de castagnettes, blocs de bois et tambour militaire, ou textures cristallines avec un célesta irréel.

Dans le cadre d’Unanimes ! Avec les compositrices. Attentif depuis plusieurs années à la place des femmes dans sa programmation, l’Auditorium-Orchestre national de Lyon participe à cette initiative de l’Association française des orchestres (AFO) dédiée à la promotion des compositrices et de leur répertoire.

Michael Germer © Nikolaj Lund