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Fermeture estivale

Le service billetterie est fermé du vendredi 24 juillet au lundi 24 août inclus. Vous pouvez réserver vos places à l’unité ou vous abonner tout l'été sur notre billetterie en ligne.
Opéra en concert | Orchestre national de Lyon

Strauss, Elektra

Nikolaj Szeps-Znaider

ven. 4 juin | dim. 6 juin

Changement de date

Nous vous informons que le concert initialement prévu le samedi 5 juin 2027 à 18h est reporté au dimanche 6 juin 2027 à 15h. Si vous avez des billets pour le concert du 5 juin, vous recevrez de nouveaux billets d’ici fin septembre 2026. Si toutefois ce changement de date ne vous convenait pas, vous pouvez demander l’échange ou le remboursement de vos billets avant le 7 septembre 2026 > Consultez les modalités d’échange ou de remboursement. 

Strauss, Elektra

ven. 4 juin | dim. 6 juin

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À l’ère de la psychanalyse balbutiante, Strauss et Hofmannsthal livrent de la tragédie de Sophocle une relecture viscérale, obsessionnelle, paroxystique presque jusqu’à l’insoutenable. L’Orchestre national de Lyon et Nikolaj Szeps-Znaider y poursuivent leur exploration de l’orchestre straussien, qui atteint ici un gigantisme poussant les voix à leurs limites.

Programme

  • Richard Strauss

    Elektra, op. 58
    Opéra en un acte
    Livret de Hugo von Hofmannsthal, d’après sa pièce homonyme, inspirée de la pièce Électre de Sophocle

Distribution

Électre vit en paria dans son propre palais depuis que sa mère Clytemnestre et l’amant de celle-ci, Égisthe, ont assassiné son père Agamemnon ; elle nourrit le projet de le venger. En 1903, le poète Hugo von Hofmannsthal s’empare de ce sujet rendu célèbre par Sophocle. Passionné par les études sur la fixation hystérique et l’interprétation des rêves que vient de publier Sigmund Freud, il concentre son drame sur la soif de vengeance obsessionnelle de la protagoniste et les cauchemars monstrueux de sa mère. Cinq ans plus tard, Strauss ajoute à cette tragédie hors norme une musique aussi extrême dans sa démesure que dans ses silences glacés. L’orchestre de Salome, en 1905, atteignait déjà la centaine de musiciens. Ici, ils sont dix de plus pour transformer le mythe grec en un drame psychanalytique : les subconscients prennent le contrôle jusqu’au meurtre des deux assassins et, surtout, à ce finale où Électre, ivre de joie et de sang, danse frénétiquement sur la tombe de son père avant de s’écrouler d’épuisement. Aucun répit dans ce huis clos qui laisse les auditeurs abasourdis.

Nikolaj Szeps-Znaider et l’Orchestre national de Lyon © Fred Mortagne