◁ Retour au concert du mar. 17 mars 2026
Programme détaillé
Quatuor à cordes n° 12, en do mineur, D 703, «Quartettsatz»
[10 min]
I. Allegro ma non troppo
II. Adagio
III. Scherzo : Presto – Trio : Andante sostenuto – Scherzo da capo
IV. Allegretto – Più allegro
[50 min]
Concert sans entracte.
Distribution
Musiciennes et musiciens de l’Orchestre national de Lyon :
Jennifer Gilbert violon
Ludovic Lantner violon
Manuelle Renaud alto
Édouard Sapey-Triomphe violoncelle
Tomomi Hirano violoncelle
Introduction
Enfant, Franz Schubert tenait les parties de violon ou d’alto lors de séances de musique de chambre familiales et amicales. Prévenant, il ménageait son père, lui aussi prénommé Franz, en lui octroyant les parties les plus accessibles, et quand celui-ci se trompait, le jeune musicien suggérait que la partition devait contenir une faute. Peu à peu, son style évolua mais la musique de chambre entre amis continua de constituer un pilier de sa vie personnelle et artistique. Composé en 1820, à 23 ans, le Quartettsatz [Mouvement de quatuor] est le mouvement unique d’un quatuor inachevé. Il est lancé ex abrupto par un premier violon que s’empressent d’imiter les trois autres instruments mais n’est ensuite que frémissements, élan puis retenue, tantôt subtilement frondeur, tantôt élégant ou empli d’une colère douloureuse. Comme avant lui Boccherini, Schubert choisit d’infléchir son Quintette en do vers le grave en requérant deux violoncelles plutôt que deux altos. Là s’arrête l’influence du compositeur italien car, à son classicisme, le musicien viennois offre une réponse terriblement émouvante. Dans cette partition achevée par Schubert deux mois avant sa mort, le temps semble prêt à se suspendre. Dans l’Adagio, l’agitation intérieure se pare d’une immobilité curieuse, sorte de paix habitée d’inquiétudes et de souffrances.
Texte : Auditorium-Orchestre national de Lyon
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