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Notes de programme

So British !

mar. 13 oct. 2026

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Programme détaillé

John Dowland (1563-1626)
Lachrimae, or Seaven Teares

Extraits : I.  Lachrimae antiquae – XVIII. Capitaine Digorie Piper His Galiard

[10 min]

Henry Purcell (1659-1695)
Sonate en fa majeur Z 810, «Golden Sonata»

Arrangement de Benjamin Britten pour trio à cordes et piano

[8 min]

Georg Friedrich Händel (1685-1759)
Suite n° 4, en ré mineur, HWV 437

Extrait : III. Sarabande

[4 min]

John Field (1782-1837)
Nocturne n° 16, en fa majeur, H 62

[5 min]

Edward Elgar (1857-1934)
The Wand of Youth, suite n° 1, op. 1A

Extrait : II. Sérénade
Arrangement de John Pointer

[3 min]

BENJAMIN BRITTEN (1913-1976)
Simple Symphony, op. 4

Extrait : II. Playful Pizzicato

[5 min]

EDWARD ELGAR
Chanson de nuit et Chanson de matin, op. 15

[8 min]

Benjamin Britten
Lachrymae (Réflexions sur un chant de John Dowland), op. 48

Lento – Allegretto, andante molto – Animato – Tranquillo – Allegro con moto – Largamente – Appassionato – Alla valse moderato – Allegro marcia – Lento – L’istesso tempo – Insensibilmente con più moto

[16 min]

Edward Elgar
Salut d’amour, op. 12

[5 min]

 

Concert sans entracte.

Distribution

Musicienne et musiciens de l’ONL :

Catalina Escobar violon
Dora Koç violon
Marc‐Antoine Bier alto
Avery Waite violoncelle
Pierre Thibout piano

Introduction

À l’occasion du quatre centième anniversaire de la mort de John Dowland et du cinquantième de celle de Britten, les musiciens et musiciennes de l’Orchestre national de Lyon explorent les liens qui relient l’immense compositeur de la Renaissance et ses descendants. Les Lachrimae (1604) consistent en pavanes et gaillardes illustrant l’épigramme qui orne la partition : «Soit il s’emporte, soit il pleure, celui que la Fortune n’a pas béni.» En 1950, les Lacrymae de Britten rendent hommage à ce joyau de la musique élisabéthaine en citant deux des pièces qui la composent : la première, dont Dowland tira son illustre chanson Flow my tears [Coulez, mes larmes], et la dix-huitième, Captain Digorie Piper His Galiard [Gaillarde de Digorie Piper, un corsaire au service de la reine Élisabeth]. Ce thème et variations se déploie sur une troisième pièce de Dowland, la chanson If my complaints, could passions move [Si mes plaintes pouvaient émouvoir les passions…], qui s’élève dans la dernière variation. Britten était également un admirateur de Purcell, dont il transcrivit la Sonate d’or (1697) en 1948 pour trio à cordes et piano. Händel, Allemand naturalisé anglais, apporte quelque solennité avec la sarabande variée issue de sa Suite pour clavier n° 4 (1733), popularisée par le film Barry Lyndon de Stanley Kubrick (1975). En 1934, Britten rassembla sous le titre de Simple Symphony des pièces composées dans son enfance. Il suivait en cela l’exemple d’Elgar, qui tissa deux suites d’orchestre (1907 et 1908) à partir des airs qu’il avait écrits, enfant, pour les petites représentations théâtrales familiales. John Field, compositeur irlandais établi à Moscou, fut le premier à utiliser le titre de Nocturne dans une pièce pour piano, en 1812, bien avant Chopin ; son Nocturne n° 16 naquit en 1836. Le programme se referme avec l’exquis Salut d’amour (1888) qu’Elgar offrit à sa chère Alice au temps de leurs fiançailles.

Texte : Auditorium-Orchestre national de Lyon

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