Programme détaillé
Symphonie en fa majeur, Wq 183/3, H 665
I. Allegro di molto
II. Larghetto
III. Presto
[10 min]
Concerto pour clavecin et cordes en fa mineur
I. Allegro
II. Larghetto, avec sourdines
III. Allegro di molto
[20 min]
Symphonie en mi bémol majeur, Wq 183/2
I. Allegro
II. Larghetto, avec sourdines
III. Allegretto
[10 min]
--- Entracte ---
Adagio pour piano en si mineur, KV 540
[10 min]
I. Allegro
II. Andante
III. Allegretto – Finale : Presto
[30 min]
Distribution
Orchestre national de Lyon
Andreas Staier clavecin, piano-forte et direction
Introduction
Dans ce concert qu’il dirige du clavier, Andreas Staier réunit Carl Philipp Emanuel Bach, Jiří Antonín Benda et Wolfgang Amadeus Mozart pour remonter les branches d’un arbre généalogique musical. «Il est le père, nous sommes les enfants», aurait déclaré Mozart à propos de celui qu’on surnommait le «Bach de Berlin» ou le «Bach de Hambourg». Témoin des nouvelles sensibilités de son temps, Carl Philipp Emanuel s’est forgé un style très personnel, bien différent de celui de son illustre père Johann Sebastian, n’hésitant pas à mêler l’invention et le charme, la bizarrerie et le naturel. Les quatre symphonies rassemblées sous le numéro de catalogue Wq 183 (1776) forment la dernière contribution de C. P. E. Bach au genre de la symphonie, et la plus éminente. Alors que ses symphonies précédentes étaient écrites pour cordes, avec des vents ajoutés dans un second temps pour les doubler, ces partitions sont annoncées dès le départ «à douze parties», avec des vents indépendants des cordes. Elles explorent les différents aspects de l’Empfindsamkeit (le style «sensible» caractéristique de l’époque), la n° 2 plus en douceur et en élégance, la n° 3 plus en vivacité et en lumière. Entre C. P. E. Bach et Mozart, dont le Concerto n° 17 (1784) se conclut par un magnifique thème et variations, Joseph Haydn aurait pu faire un parfait trait d’union. Mais Andreas Staier lui a préféré un compositeur tchèque qui a, comme Carl Philipp Emanuel Bach, fait carrière auprès du roi Frédéric II de Prusse : Jiří Antonín Benda. Frédéric II trouvait la musique de Carl Philipp Emanuel Bach trop avant-gardiste, si bien que celui-ci, malheureux, poursuivit sa carrière à Hambourg. Benda, de son côté, quitta la Prusse pour la Saxe, faisant les beaux jours de la cour de Gotha.
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