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Musique de chambre | Salle Molière (Lyon 5e)

Dvořák / Martinů

Musiciens de l’ONL

mar. 30 mar

Dvořák / Martinů

mar. 30 mar

Ouverture des réservations 2026/2027
Jeudi 21 mai à 11h : abonnements du Chef, Libre et Jeune Public.
Mardi 23 juin à 11h : billets à l’unité, Pass mélomane et moins de 28 ans.
Mercredi 1er juillet à 11h : ateliers sonores.

Un chant d’oiseau et un mélange des folklores de Bohême et du Nouveau Monde, une danse villageoise menée par un violon insouciant : du Quatuor «américain» de Dvořák au finale du Deuxième Nonette de Martinů, l’âme slave affronte la dure réalité de l’exil.

Programme

  • Antonín Dvořák

    Quatuor à cordes n° 12, en fa majeur, op. 96, «Américain»

    26 min
  • Erwin Schulhoff

    Duo pour violon et violoncelle WV74

    17 min
  • Bohuslav Martinů

    Nonette n° 2, H 374

    17 min

Distribution

En 1941, l’occupation allemande force Martinů à traverser l’Atlantique alors même qu’il ne sait pas parler anglais. Soutenu par le grand chef d’orchestre Serge Koussevitzky, le compositeur y connaît un grand succès sans jamais cesser de regretter sa Tchéquie natale. Composé après son retour à Paris, son Deuxième Nonette trahit la tristesse de celui qui, au seuil de la mort, n’a pu rentrer chez lui. Au moins aura-t-il échappé au sort d’Erwin Schulhoff, rattrapé par les nazis avant d’être parvenu à gagner l’Union soviétique. Sans doute n’y avait-il guère d’avenir en Amérique pour un artiste aussi insolite, juif, homosexuel et communiste. Les Tchèques n’ont toutefois pas attendu la guerre pour s’installer aux États-Unis. La nomination de Dvořák à la tête du conservatoire de New York et sa fascination pour la musique indienne ont probablement changé le destin de la musique américaine tout en faisant naître une poignée d’œuvres exceptionnelles : ce quatuor est certainement son plus beau.

© Fred Mortagne