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2005 : Jun Märkl

Jun Märkl_photo officielle

Jun Märkl (2005-2011)

David Robertson quitte l’Orchestre national de Lyon en 2004 pour l’Orchestre de St. Louis (Missouri). Jun Märkl est désigné comme successeur à compter de septembre 2005. Chef renommé en Allemagne et au Japon – ses deux pays d’origine –, il est peu connu en France. Mais l’orchestre et le public lyonnais ont été séduits par sa prestation en novembre 2002, où il dirigeait le baryton Ben Heppner dans un programme Wagner, avec en seconde partie le Quatuor avec piano en sol mineur de Brahms orchestré par Schönberg. En attendant l’arrivée de son nouveau directeur musical, l’ONL vit une saison 2004/2005 de transition. Le Suisse Heinz Holliger, premier chef invité, fait découvrir à l’orchestre et au public la musique de Charles Koechlin. Jun Märkl retrouve son futur orchestre lors de deux concerts, notamment un Jeanne au bûcher d’Honegger qui fait date, avec Marthe Keller dans le rôle-titre (concert d’ouverture de la saison, 1er octobre 2004).

La saison du centenaire

En 2005, alors qu’il prend tout juste ses fonctions, Jun Märkl mène la célébration en grande pompe du centenaire de l’orchestre, qui donne lieu à une semaine de festivités en novembre 2005. Un livre est publié à l’occasion : Cent Ans d’orchestre, Orchestre national de Lyon 1905-2005 (Lyon, éditions Stéphane Bachès). Un coffret rassemblant cent ans de souvenirs est également scellé dans un mur de l’Auditorium, à côté de l’espace de restauration, au pied de l’escalier principal menant dans la salle.

Honneur à Debussy et au répertoire allemand

Jun Märkl conserve un répertoire très large. Il introduit au menu régulier Bach (avec Ton Koopman, qui restera un fidèle de l’ONL pour plusieurs saisons), Mozart et Haydn, mais pousse jusqu’à Messiaen, un des compositeurs récents qu’il admire le plus, et aux compositeurs vivants. Il accueille ainsi Thierry Escaich pour une saison préparatoire (2006/2007), puis trois saisons pleines (2007/2010). Cette résidence est couronnée par l’enregistrement d’un disque rassemblant les trois commandes que l’Orchestre national de Lyon a passées au compositeur et organiste : Les Nuits hallucinées (avec en soliste Nora Gubisch), le Concerto pour violon (avec David Grimal) et La Barque solaire (avec l’auteur à l’orgue). Édith Canat de Chizy prend le relai en 2010/2011, avec la création de Pierre d’éclair en mars 2011 et d’une pièce pour orgue, Pour une âme errante, le mois suivant.

Le répertoire allemand, Wagner en tête, est très présent. Mais Jun Märkl entend également préserver le caractère français de l’orchestre et réalise année après année une intégrale discographique de l’œuvre orchestrale de Claude Debussy, chez Naxos.

Quelques temps forts

Parmi les moments phares de cette période, citons un fil rouge Franz Liszt en 2005/2006, un autre consacré aux Ballets russes de Diaghilev la saison suivante et assorti d’une vaste exposition, une intégrale des concertos pour piano de Beethoven en trois concerts en avril 2009 (avec au piano Radu Lupu et à la baguette Lawrence Foster), Genoveva de Schumann en version de concert sous la direction de Jun Märkl, le premier volet du Seigneur des anneaux en ciné-concert en juin 2010 et L’Enfance du Christ de Berlioz avec Serge Baudo en décembre 2010.

Les Lyonnais garderont également le souvenir de Jun Märkl descendant la Saône en kayak à l’occasion des Promenades musicales (concerts à travers la ville instaurés lors des Journées européennes du patrimoine) !